Patrick Chanfray

BY PATRICK CHANFRAY

Et bien moi contre toutes attentes je m’appelle Patrick, mais mes amis m’appellent Gilles, enfin si j’en avais ils m’appelleraient sûrement comme ça, car ils ne se rappelleraient certainement jamais de mon prénom.

Je suis né en 40 avant la halle aux chaussures dans une petite ville d’environ 74 476 habitants (plus un paquet de mecs que je n’ai volontairement pas compté) à 12 397 miles de Châteauroux et à 10 minute du Franprix.
Je suis issu d’une enfance enfantine plus ou moins chaotique puisque ayant eu, jusqu’à l’âge de 13 ans, un rapport très conflictuel avec tout ce qui touche de près ou de loin à la sauce gribiche et aux pneus de taille supérieur à 14 pouces, je n’ai donc pas pu jouir pleinement ni des viandes rouges ni des Peugeot 205 produites après 1987.
Comme vous pouvez vous en douter, je me destinais à être danseuse étoile comme mon père l’a été pendant 210 jours ou à un tout autre métier qui m’aurait permis de découper des tartes au flan à la scie sauteuse.
Mon parcours scolaire est classique à l’exception de ce fameux vendredi 7 juin où je suis rentrée en 3ème (et c’est vrai qu’en 3ème dans le portail de l’école avec la Twingo de ma mère, avec le recul je me dis que, effectivement, j’aurai dû rétrograder pour freiner un peu ma course).
J’ai fais des études d’ébénisterie pour être plus tard pompier à mon compte et d’un commun accord avec la femme de ménage d’un hôpital canin à Nice, dans l’Indre-et-Loire, je suis devenu droitier.
Ma passion est d’informer les gens sur ce qu’il se passe dans le monde, car je voulais être journaliste-visagiste dans un magazine spécialisé sur les tramways hongrois.
Mon œil aiguisé sur l’actualité m’a valu le poste de standardiste téléphonique à RTL, mais le rêve a pris fin lorsque j’ai été licencié au bout de 47 min de travail après avoir malencontreusement éternué sur les carottes râpées à la cantine.
J’ai deux rêves dans la vie: toucher les cheveux d’Enrico Macias et faire l’amour avec Enrico Macias.

Au vu des derniers tests dermatologiques, je peux affirmer que j’ai un lien de parenté quasi direct avec mes parents et que par extension mon tonton Didier et légalement mon oncle et surtout mon modèle car il a été un « journaliste » médiocre, colérique, excentrique et égoïste mais attention il n’avait pas que des qualités, puisqu’il a aussi poursuivit des études de journalisme par correspondance à la « Journalism Clermont Ferrand’s School » qu’il valida de justesse après 7 années acharnées de calomnie et d’insulte proférées envers le directeur de cette prestigieuse enseigne.

 A travers ses reportages d’investigation sur le terrain (le terrain de Jean-Jacques Rongier, propriétaire terrien de la région Rhône-Alpes, faisant pousser des huitres et les vendant à la sauvette aux jeunes en recherche de sensations fortes)  il est à l’origine de l’émeute en 1981 à Velizy 2 lorsqu’il a « discuté » avec le vendeur qui pèse les fruits et légumes, le prix croissant des pains au chocolat. A lui seul, il a réduit la taille nationale de la demie baguette de 3 cm, il a été co-auteur d’Arthur Rimbaud d’octobre 2015 à nos jours, il a rayé des DVD à mains nues et mardi dernier il a fait des gaufres, bref c’est un homme qui n’a pas peur de perdre tout ce qu’il a et ça tombe bien, puiqu’il n’a rien.
Sachez d’ailleurs pour la petite histoire que…… »DRING »….excusez moi « DRING »…oui allo? Ha très bien…oui, je finis et j’arrive, à tout de suite, merci Sylvie.
Pardonnez moi je dois retourner à la boutique, et puis de toutes façons qui suis-je pour parler de moi?
Bisous.